La problematique

Au Guatemala, la culture du café est devenue une alternative intéressante aux cultures dites de subsistance comme le maïs, la fève noire et parfois les légumes, et qui assure aux producteurs un marché rémunérateur qui constitue une des rares options d’accès à l’indépendance économique, à la prospérité et au progrès.  La récolte manuelle du café assure un salaire bien plus élevé que celui payé normalement, c’est pourquoi des familles entières quittent leurs régions défavorisées pour entreprendre durant plusieurs mois le long travail que représentent la récolte et le traitement des graines.

Mais les bénéfices escomptés par ces milliers de familles aux traditions et des valeurs millénaires sont sans cesse mis en péril. La majorité n’a pas accès aux services de santé, à l’éducation et aux investissements. De plus, elles font face à une série d’adversités pour produire, distribuer et commercialiser leurs produits :

  • des bas revenus malgré de perpétuelles hausses de prix aux consommateurs,
  • les fréquentes baisses et fluctuations des prix,
  • les taux d’intérêts élevés,
  • l’accumulation abusive d’intermédiaires,
  • la concurrence internationale injuste, via des entreprises multinationales et des importations subsidiées,
  • des prix faussés par la spéculation financière au niveau des bourses internationales,
  • des crédits bancaires insuffisants et inadéquats à la situation des petits et moyens producteurs,
  • et le manque d’infrastructure qui empêche la transformation et le transport du produit à des prix raisonnables.

En conséquence, les familles de producteurs ont dû faire face :

  • à la migration massive vers les villes ou d’autres pays,
  • à la désintégration familiale qui entraîne un bouleversement  des structures sociales,
  • et à l’accroissement des envois d’argent depuis les USA, qui génèrent une dépendance économique.